LOBOLOCO

Et c'est quoi un LOBOLOCO ?
C'est d'abord un "loup fou" en Espagnol...à chacun de trouver le
sens qu'il veut !
Mais bon, quand je pense aux noms des bateaux successifs, je me jure
que le prochain devra être normal...
Surtout,
c'est un Trintella IIIA, bateau dessiné par un architecte
hollandais
bien connu ( Vans der Stadt) et construit par le chantier anglais
Tyler. Une sorte de vieille Mercedes, pas très rapide mais
confortable. Un bateau qui devrait être traité avec
respect.
Une quille longue, coque en résine et pont en teck.
Gréé
en ketch à l'origine, il a été transformé
en côtre avec un bout dehors
assez imposant. La trinquette ayant pris la place du génois sur
la
ferrure d'étrave, elle est reprise sur une cadène, un
mètre sous la
tête de mat, et le cintre est tenu pas deux fausses bastaques. Le
génois en tête est amuré sur le bout-dehors. Avec
une longueur de coque
de 11.2 mètres, on passe à 11.70 en hors tout, ai ai ai
les tarifs de
port en Espagne !!!
Grand'voile classique sur 3 lattes forcées
et artimon lattes courtes. Le premier travail a été de
remettre en
place les bastaques d'artimon qui avaient disparues avec le temps ( les
câbles qui tiennent le mat vers l'arrière, et donc
l'empêche de
tomber...vers l'avant ).
Je ne l'ai pas cherché bien loin
puisque il était sur le même ponton que K'Moon, un peu
plus loin. J'ai
trainé de Toulon à Estartit pour de visites de bateau
alors qu'il me
suffisait de faire 40 mètres !!!
Il a surtout servi ces
dernières années de bungalow de WE, a donc très
peu naviguer en 3 ans
et la partie "navigation" est un peu laissée à l'abandon,
mais ce n'est
que du bricolage léger, la base est saine.
Sous le cockpit
central on trouve un valeureux moteur Perkins de 50 chevaux, suffisant
pour trainer les 8 tonnes de la bête, mais heureusement
assisté pour
les manoeuves de port par un propulseur d'étrave ( et oui, la
petite
hélice en travers ...qui fait riche...et rire ) dont j'ai pu
tester
l'efficacité lors des différents essais.
Voila quelques images:
Loboloco en navigation, mais sans la voile d'artimon


Le cockpit en teck avec sa barre à roue
protégée sous une capote de descente.
En mer toutes voiles dehors 
On devine sur le mat d'artimon l'éolienne et le dôme du
radar, grande nouveauté pour moi.
Les bonnes vieilles radio VHF et BLU "SAILOR"
Des
observateurs noteront que l'ancien nom était "Keradel"... trop
breton à
mon gout, j'ai remis une petite pointe de sud dans le nouveau
baptême.
Au port avant remise en etat de la capote de descente, et en mer pour avoir un autre angle de vue :
Les premières bricoles ont été d'installer un
deuxième
pilote automatique à vérin sur le secteur de barre
connecté à un
deuxième GPS à cartographie, de positionner deux panneaux
solaires, de
faire vérifier tout le gréement, d'installer les fameuses
bastaques
d'artimon et un tas de petites choses qui prennent du temps mais qui,
sans se voir, me permettent de le mettre à ma main.

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