La
Toscane et les iles
Donc,
après une période de travail (il faut bien payer les ports, et en
Italie ça fait mal..), de retour en Corse pour aller visite la
Toscane par le coté maritime.
Avant ça, une petite visite de la Corse en voiture, la montagne, où
nous nous sommes involontairement perdus sur des pistes au dessus de
Porto Vechio, le cap avec sa visite "obligatoire" de Centuri,
magnifique, mais
le tourisme commence a faire ses ravages ( dernière visite il y a plus
de dix ans je pense), et les langoustes (parait-il) excellentes ( mais
25
fois plus chères qu'à Cuba), et, en famille, visite d'un village perdu,
inhabité, dont la seule église restaurée l'a été sur les deniers
propres d'une mannequin Corse originaire du village "en dessous", et
connue aussi pour des petits rôles au cinéma.
Puis retour sur Bastia qui a bien changé entre ces deux images /
photos...

La citadelle est toujours à sa place (!!) mais il n'y avait qu'elle et
le pourtour du vieux ports actuel.
Mais, actuellement, que d'immeubles en ruines autour du vieux
port....Comment proposer cette vue aux visiteurs, comment proposer ces
logements à la location ? A se demander si des travaux ont été
fait depuis leur construction. 
Mais il est temps de reprendre la mer, même pour une courte traversée
jusqu'à l'ile d'Elbe. Mer
belle, météo couverte mais rien à signaler, 20 miles, ça ne se
réfléchit pas.
Sauf qu'entre Capraia et Elbe, dans cet espèce de goulet, arrive un
orage noir noir noir, et que, par précaution, je rentre toute la
voile, ayant peu de mer à courir devant nous.
Bien m'en a pris...et il a fallu faire descendre Ceida et la chienne
dans le carré, le temps de laisser passer le coup de vent, accéléré pas
l'effet venturi entre les iles, juste de quoi lire 78 nœuds sur
l'anémomètre....
Moteur, face à la vague et au vent pendant 30 ou 45 minutes, et on a pu
rentrer à Portoferraio, un peu secoués et, pour moi, bien trempé, mais
contents de Loboloca qui a bien tenu le choc. Comme quoi cette
Méditerranée est bien un piège.
En fin de journée, arrivée à Elbe. Entrée dans le port de Portoferraio,
premier contact avec l'Italie.
Elbe, connue grâce, ou à cause, de Napoléon, exilé quelques mois ici.
Elbe "la rouge", connue depuis l'antiquité pour ses mines de fer
(Portoferraio = port ferraille).
Comme un petit air de Cassis, en plus grand..

Le port offre un abri excellent, et rapidement nous décidons de rester
deux jours pour visiter la ville...à pied.
Et ça monte !!!



Le
temps de (enfin) manger des pâtes italiennes, de trouver l'ancienne
résidence de Napoléon, fermée pour travaux, en haut de la ville, de
trouver Loboloca bien petit comparé à la taille du ketch de course "La
Poste",
d'imaginer la vie des grognards de l'empire, cloitrés dans
cette rue avec ses premiers HLM, devenus des habitations, 
Bref, on a fait des kilomètres à pied et ça nous a bien plu. Pas encore
complètement l'Italie mais déjà l'esprit.
Puis on est remonté vers le nord, en longeant la cote, en passant entre
les ilots, pour arriver à Salivoli, marina-village sans aucun intérêt,
un truc tout neuf en béton pour ranger les bateaux l'hiver...
Nous sommes passés entre les bancs de sables, et là on se dit que e GPS
a du bon..tracer sa route et passer en gardant un œil sur le sondeur,
petits frissons agréables..
Enfin, arrivée à Lerici, où nous attend Stefano ( connu il y a 10 ans
dans un port au sud de Barcelone). Un ancien régatier, vainqueur de pas
mal de courses en Méditerranée sur son First, aujourd'hui "terrien" !!!
La baie de La Spezia, un air de Toulon avec l'accent Italien les
cris, les scooters dans tous les sens, le bosco du port largement
dépassé vu le nombre de bateaux ( nous étions 5 au pire moment du
dimanche)....le bonheur.
Hier...
Maintenant...
Avec, autour, Portovenere, Cinque-Terre, l'ile de la tour Génoise, les
petits restos dans la montagne...un grand merci a Stefano pour ses
conseils, sans oublier Giulia, Davide, et aussi Alessandro, skipper pro
qui nous ont invité, promené et guidé.

Le village...avec ses scooters...
Par chance il y avait une vieille exposition de photos, et nous avons
pu noter que la mer arrivait devant les maisons, mais qu'à la fin du
19eme, début 20eme, cet espace a été comblé, la place crée, et donc les
passage pour les charriots de poisson enfin existait.
Il y a toujours beaucoup de "petits pécheurs" sur le port mais les
poissons partent "à la ville".
Et comme partout, il y a toujours ces "irréductibles" voiles
latines...avec la ville au fond.
Ces bateaux sont magnifiques, et je ne comprends pas pourquoi, alors
que la Bretagne, marinisée bien après la Méditerranée, a appris à
conserver et promouvoir toute cette ancienne marine. Ici en
Méditerranée, pratiquement rien n'est fait dans ce sens là. Tout au
plus une ou deux petites manifestation par an, qui plus est "à
diffusion restreinte". Qui ne fait pas partie de circuit d'infirmation
ne saura rien de ces journées patrimoine maritime de la "grande bleue".
Dommage.
On voit tous ces "pointus" dans chaque port, mais hélas, bien peu
sortent en mer, et trop souvent les voiles ont été enlevé, l'antenne
réduite à un support de taud pour se protéger du soleil pour la sortie
dominicale au doux bruit du moteur...re-dommage.
Le lendemain, départ avec un "promène couillon" pour passer la journée
à Cinque-Terre, et donc visiter les 5 villages classés le long de cette
cote. La journée commence mal avec la chienne qui fuit devant un autre
chien, qui coince sa laisse entre les jambes de Ceida, qui perd
l'équilibre, et on regarde couler gracieusement les lunettes marquées
CD sur les branches...de quoi en mettre plus d'une en colère...et ce
fut fait !!!
Je ne vais pas oser mettre ici des photos de ces villages si
particuliers, il y en a des milliers sur le Net, vous pouvez même vous
faire "amis" sur Facebook
et être la 12824ème personne).
Donc, c'est par là...
.....au fond à droite !
On a vu une roue qui tourne pour de vrai....
..une carte postale..
...un hublot de bateau sur le toit...
et même la chienne a eu son T-Shirt !!!


Et comme on a bien marché, on a aussi bien attendu le
"promène-couillon" pour le retour. Belle promenade, mais je me demande
si il y a un jour dans l'année où cet endroit est tranquille. Gavé de
Japonnais, de gens de l'Europe de l'est, (de nous aussi !!), ou alors
venir en janvier un mardi matin sous la pluie ?
Seule consolation, ils ont un bon petit vin blanc qui passe tout
seul....
Et la meilleure consolation fut en revenant le soir, quand le vendeur
de ticket nous attendait sur le ponton avec les lunettes...des fois on
tombe sur des gens biens !!!
Le problème en Italie, c'est qu'il y a des millions de visiteurs (36
millions par an exactement), donc 98 630 par jour et que donc, où que
vous alliez, vous en avez 98 628 autour de vous, et c'est normal me
direz vous...mais bon, "ils" pourraient venir demain !!!
Dimanche,
gris, pluie, pas de vent, le jour parfait pour faire le tour
de la baie en bateau, ( le notre cette fois) et au moteur, et raser les
cailloux de Porto-Venere. Pour les photos,
voir avec Google, pour nous, juste trouvé une porte de maison sympa.
Comme dans bien des endroits,
les façades sur le port sont belles, mais ne pas passer derrière, ce
sont des ruines !! Mais de belles ruines tout de même...
Plein
de vieilles plaques de marine sur la porte...
Mais il est temps de repartir, et donc direction "sud", avec en point
de mire l'hivernage à Bastia.
Premier arrêt, Livorno (Livourne), quelle horreur, mais bon, ce n'est
pas leur faute !!! Comme Toulon ou Brest, la ville a été totalement
rasée pendant la guerre, et reconstruite dans le superbe style 1950 en
béton, seule concession, l'avenue principale est bordée d'arcades
(carrées-si des arcades peuvent être carrées- et en béton).
Un des rare
monument de la vile avait été démonté pendant la guerre et replacé
ensuite.
Motif de "la" statue de Livorno: Cosmo di Medici debout et les Maures
enchainés a ses pieds...du premier degré....
Quand à trouver une place pour le bateau, encore une fois ça a été
rock-and roll...Arrivés dans le port, tourne et tourne pour repérer une
place, victoire on en voit une. Les voisins de ponton nous expliquent
que cette place est privée, mais un autre nous dit que ce bateau est en
carénage...on y reste un peu le temps de se faire expliquer où est la
capitainerie. Un autre m'y amène, et je me retrouve devant la
capitainerie du port de commerce (et de ferry). J'explique mon
problème, ils n'ont (évidemment) pas la solution, et ne me sont
d'aucune aide, à part leur gentillesse. Je reviens 1 heure plus tard au
bateau, on va se promener et visiter (le béton), puis au retour au
bateau et café. Et là arrive LE bateau qui était (??) en carénage et
qui nous vire. Même pas le temps de boire le café. Bref, ils sont (les
pontons) en gestion privée, et il y a jusqu'à 4 "club de voile" par
ponton. Ce qui fait qu'il est impossible de savoir à qui et où
s'adresser. Moralité, en 4 heures, tour à pied dans la ville et départ
pour un peu plus au sud...
Et c'est comme ça que nous sommes arrivés le soir à
Viareggio..Connu
pour ses chantiers navals de yacht de luxe à l'italienne, et son port
de
pêche. Et donc ses pecheurs qui rentrent et sortent à toute heure, plus
les pecheurs sur les jetées, les nuits sont agitées ici,
mais au moins il y a de la vie !!
On y a découvert aussi une grande promenade le long de la plage avec
des vieilles maison baroques des riches familles Italiennes
....toutes transformées en magasins de fringues..
...des statues amusantes au bout de la jetée 
Et un petit air de Venise le soir au retour des bateaux de
pêche....
Par contre, malgré tous nos efforts, impossible de pêcher un poisson.
On a tout essayé, le jambon, le fromage, les croquettes de la chienne,
le pain, rien, nada de nada, alors qu'à 10 mètres de nous les "pros"
remontaient tout ce qu'ils voulaient...avec des vers blanc..Tant pis,
on a bien ri quand même.

Quitte à être là, le lendemain, location de voiture et en route pour
Pisa. Ceida ne connait pas. Allons donc retrouver nos 98
628 amis que nous avions "lâchement"abandonnés en route. Ils étaient
bien là...En fait la plus grande difficulté à Pisa est d'arriver à
prendre une photo sans avoir 241 Japonnais dessus...Ça a pris du temps,
mais on y est arrivé..plus fort que les Jap's, yes !!! A part ça, je
vous conseille son Mc Do et ses boutiques de souvenir "made in Taïwan".
En particulier la tour en plastique,lumineuse, de 1 mètre de
haut...surement pour caler la porte des WC ou un chevron cassé sous le
toit ?
Bon, restons honnêtes, la vue de la basilique et de la tour sur le vert
de la pelouse forme un bel ensemble, et il faudrait être stupide pour
ne pas trouver ça d'un romantisme Italien parfait, et ils n'ont pas,
comme à Paris, osé installer des baraques à frites au pied de "leur"
tour.
On a même poussé jusqu'à Marina di Pisa, d'où partaient les navires des Medici au
temps de la République...il ne reste plus rien qu'un fleuve envasé, des
grands carrelets comme sur la Gironde, et, ils l'ont fait, les plages
recouvertes de marbre blanc de Carrare..un peu bizarre....

Restait une dernière escale prévue sur la route du retour... Capraia,
la belle, la sauvage...
Alors, elle l'est...belle et sauvage...Un tout petit port, très
bien, pas la grande foule, on a perdu nos "amis" terriens au
passage.
Un petit resto sous les arbres avec que du "fait maison" (sauf le bon
vin...), des assiettes de charcuterie et de produits de la pêche...la
mère en cuisine, le fils qui sert les 3 tables..un vrai petit moment de
paix loin des touriste.

Visite du village (350 habitants), en haut sur la falaise, son château,
sa tour Génoise, pas de voitures ou si peu, dommage qu'il failles
rentrer.


Vu une chose bien particulière, les bassins d'eau. La ville était
alimentée en eau potable par des citernes creusées dans la roche, et
ensuite redescendait sur le village par des bassins en cascades.
Lavoirs ? abreuvoirs ? réserve individuelles ? personne à qui
demander...
Et pour finir, des nouvelles de l'équipage, qui va bien, merci, du spi,
pas encore déchiré, merci, et de la chienne, qui veille son quart,....et du pavillon Cubain toujours dans les barres de flèche .
Maintenant retour sur Bastia, réparations hivernales, frigo à changer
pour avoir les glaçons du Pastis,
silentblocs du moteur à changer pour ne plus passer pour des
parkinsoniens après 1 heure de moteur, ventilateur de cale à
changer pour refroidir un peu l'ambiance à bord,
etc etc, de quoi m'occuper ce mois de novembre, le temps que Ceida
aille passer 3 mois au pays pour résoudre quelques problèmes familiaux.
Et aussi changer d'appareil photo pour pouvoir présenter quelque chose de mieux !!!


A bientot......après la Sicile!!
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