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Les fameuses Échelles du Levant. Beaucoup de lecture, du roman historique moderne à des mémoires de voyageurs des 16ème au 18ème siècles, piochés a la Bibliothèque Nationale de France, il y a des centaines de sources et du coup des dizaines de ports. Il va falloir trier et ne garder que les plus petits, ceux qui ont peu évolué, ce sont les seuls ou une magnifique barre de béton n'aura peut être pas remplacé les pierres du quai...on peut rêver. Ou les "Vieux Ports" accolés à une ville remodelée, comme Marseille ou Barcelone.
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de pageLevant (le). Ce mot signifie proprement le côté où le soleil se lève ; mais lorsqu'il s'agit de commerce et de navigation, on appelle le Levant toutes les côtes d'Afrique, et de toute la Turquie-Asiatique le long de la Méditerranée. On appelle Échelles du Levant, les places de commerce du Levant, où les négociants européens ont des comptoirs, et où ils vont prendre des marchandises en retour de celles qu'ils y portent. Les Échelles du Levant sont Constantinople, Salonique, Smyrne, tous les ports de la Morée, de Candie, de Syrie, d'Égypte, Tunis, Alger, et les comptoirs de l'ancienne compagnie française, à la Callé, à Bonne et au Collo. Le mot Échelle vient des escaliers taillés dans les quais. (Dictionnaire géographique portatif, par Vosgien, Lyon et Paris, 1809)
Une importante source sur les Echelles du Levant est la série des lettres consulaires qui est conservée dans les Archives de la Cathédrale de Malte. En effet, de la moitié du XVIIIe siècle aux débuts de la Révolution, le chargé d'affaires de France auprès du Grand Maître, centralisa, de par la volonté de Versailles, toutes les informations émanant des Echelles susceptibles d'intéresser la navigation française en Méditerranée. Lors de la venue des Français à Malte, en 1798, les archives furent triées, répertoriées et certaines d'entre elles envoyées en France. Or, les lettres consulaires dont aucun fonds français ne conserve un double, non seulement furent maintenues à Malte, mais encore versées dans les archives de l'Eglise. C'est de cette correspondance peu connue que je tirerai ma contribution. La correspondance de Smyrne couvre la période qui va de 1747 à 1793 et elle émane principalement de quatre grands consuls : Peleran, Peyssonnel, Guys et Amoreux, ainsi que de quelques membres de la Nation française, dont les négociants Garavaque et Cusson.
Que peut bien apporter de plus cette correspondance, à celle que tout consul se devait d'envoyer à son ministre ? Tout d'abord, elle est moins formelle. Ensuite, elle traite des problèmes quotidiens, des tracas dus aux équipages, des difficultés liées aux corsaires et au rachat des esclaves. Car, le chargé d'affaires à Malte était un Chevalier, et, pour les consuls comme pour les Ottomans, il était autant un représentant du Roi et de la Chambre de Commerce que celui du Grand Maître. Or, pour la Porte, l'Ordre des Hospitaliers, officiellement en état de guerre permanent avec le monde musulman, relevait du Roi de France. Aussi, dans la guerre de course qui se livrait en Méditerranée, le représentant de la France était l'intermédiaire obligé pour tout rachat d'esclave.
Dans le domaine des choses matérielles, les croisés révélaient à l’Occident les procédés de culture des Orientaux dont ils avaient reconnu les avantages et ils importaient en Europe des arbres, des cultures, des produits alimentaires ou industriels jusqu’alors rares ou complètement ignorés.
Les croisades activèrent surtout le commerce maritime : "Le midi de la France reçut des cargaisons de sucre, de soie, de coton et de substances tinctoriales propres à alimenter divers métiers ; et ces divers produits tirés non seulement de l’Asie mineure et de la Syrie, mais encore de l’Asie tout entière, surtout de l’Inde et de la Chine, eurent pour effet de développer les industries européennes déjà existantes et d’en créer de nouvelles. L’industrie textile de l’Italie, du midi de la France, des Pays-Bas, prit un nouvel essor à la suite des croisades. Devenu plus intense, le commerce dut multiplier et simplifier ses moyens d’action. On créa, dès lors, ces grandes foires internationales de Beaucaire, de Champagne, qui devinrent, pendant des mois entiers, les lieux de rendez-vous des marchands d’Europe et d’Asie. Le Juif Benjamin de Tulède nous dit que de son temps (1173), les Arabes d’Afrique et d’Asie affluaient aux foires de Montpellier. D’autre part, les négociants de Marseille, Gênes, Pise, Narbonne et Venise envoyaient chaque année des flottes en Syrie, pour en exporter les produits de Palestine et recevoir ceux qu’apportaient les caravanes des régions les plus éloignées de l’Asie.
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